Carte interactive OTTA 2014
Archive · 2014

Ma première
carte interactive

2014. Leaflet venait de sortir. Mapbox n'existait pas encore. Faire une carte dans un navigateur était une aventure.

Le contexte de l'époque

En 2014, l'écosystème de la carto web était embryonnaire. Leaflet venait d'atteindre sa version 0.7, Google Maps API était la seule alternative grand public, et les outils SIG en ligne se résumaient à CartoDB (aujourd'hui Carto), encore très limité.

Ce projet — une carte du patrimoine pour l'Office de Tourisme du Pays de Tourisme d'Aurignac — a été conçu et développé à partir de presque rien : du JavaScript vanilla, des icônes SVG faits à la main, et une base de données GeoJSON construite manuellement depuis des fiches papier.

Ce que je prendrais 20 minutes à faire aujourd'hui m'a pris des semaines. Et c'est précisément ce qui m'a appris à comprendre ce qui se passe sous le capot de tous les outils que j'utilise maintenant.

Ce que ça m'a appris

Travailler sans abstractions force à comprendre les fondements : les systèmes de projection, la structure GeoJSON, les events du DOM, la logique de tuiles raster. Ces bases, apprises par nécessité en 2014, restent le socle de tout ce que je fais aujourd'hui.

La carte permettait de filtrer les points d'intérêt par catégorie (châteaux, églises, lavoirs…), d'afficher une fiche détaillée au clic, et de télécharger un itinéraire PDF. À l'époque, c'était de l'innovation.

Alors vs maintenant
2014 — Les débuts
OTTA 2014

Fond de carte OpenStreetMap standard. Icônes PNG 32×32. Pas de clustering. Filtres codés en JS pur avec des `if` imbriqués.

Déploiement par FTP. Pas de versioning. Pas de CI. La mise en prod, c'était du drag-and-drop dans FileZilla.

Leaflet 0.7 jQuery PHP MySQL FTP
2024 — Aujourd'hui
Urban Audit 2024

Fonds vectoriels Mapbox GL JS. Clustering dynamique. Filtres réactifs. Données en temps réel depuis une API PostGIS.

Pipeline géospatial automatisé. Déploiement continu. Les outils ont évolué, mais la question reste la même : comment faire parler la géographie ?

MapLibre GL PostGIS Python React QGIS
Trois leçons
01
Les outils changent, la géographie reste
Peu importe la stack technique, l'enjeu est toujours de représenter honnêtement un espace. Les données changent, les projections changent, mais la question de fond est la même.
02
Bricoler, c'est comprendre
Travailler sans framework en 2014 m'a forcé à comprendre ce que font les abstractions. Aujourd'hui je choisis mes outils avec discernement parce que j'ai déjà tout fait à la main.
03
La carte est un récit
Dès ce premier projet, j'ai compris que l'enjeu n'était pas de tout afficher, mais de choisir ce qu'on montre — et comment. C'est toujours ma boussole.
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